OTTAWA, ON – Plus que jamais, les Canadiens veulent que leurs aliments soient cultivés et transformés chez eux et encouragent le gouvernement à soutenir le secteur agroalimentaire Canadien. Ce sentiment a été entendu haut et fort dans un récent sondage réalisé par Abacus Data au nom de l’Association des transformateurs laitiers du Canada (ATLC).

Presque tous les répondants (82 %) sont en faveur que le gouvernement en fasse davantage pour encourager les investissements dans les secteurs de l’agriculture et de la transformation alimentaire du Canada, tout en veillant à ce que les détaillants alimentaires traitent les fournisseurs et les consommateurs de manière équitable.

L’ATLC, avec le soutien d’autres associations de l’industrie agroalimentaire, a récemment mis en évidence un obstacle particulier à l’investissement et à l’innovation dans le secteur canadien de la transformation des aliments: les pratiques déloyales des grands détaillants en alimentation du Canada.

Avec seulement cinq grandes chaînes contrôlant plus de 80% du marché de détail en alimentation au Canada, les détaillants sont en mesure de dicter unilatéralement les conditions commerciales avec leurs fournisseurs de produits alimentaires. Les frais et pénalités arbitraires et le non-respect des conditions de contrats augmentent les coûts d’acheminement des produits aux Canadiens, diminuent les incitations à l’investissement et à l’innovation dans la transformation d’aliments et réduisent la capacité du Canada à avoir un secteur compétitif de transformation des aliments au pays.

Les transformateurs de produits alimentaires ne sont pas les seuls à s’interroger sur l’impact de ce type de déséquilibre. Les Canadiens pensent également que davantage pourrait être fait pour améliorer la chaîne d’approvisionnement alimentaire et ne sont pas certains d’obtenir la meilleure offre sur leurs factures d’épicerie.

  • 79 % des Canadiens estiment que le fait qu’un petit nombre de chaînes d’épiceries se font concurrence au Canada propulse les prix à l’épicerie plus hauts qu’ils ne devraient l’être
  • 87 % seraient d’accord que le gouvernement joue un rôle pour veiller à ce que ces entreprises traitent les fournisseurs et les consommateurs de manière équitable

L’ATLC, de concert avec d’autres associations des secteurs de la transformation des aliments et de l’agriculture, a demandé l’introduction d’un code de conduite pour les détaillants en alimentation afin de lutter contre les comportements abusifs des plus grands détaillants en alimentation du Canada. Des mesures similaires prises par d’autres pays ont d’ailleurs contribué à créer des environnements plus équilibrés et compétitifs qui renforcent l’approvisionnement alimentaire national et encouragent les investissements dans l’industrie agroalimentaire. Pour les consommateurs, les mesures visant à équilibrer les relations entre les fournisseurs et les détaillants en alimentation auraient ralenti les augmentations de coût des aliments à un taux de 12 à 14% de moins qu’au Canada.

Presque tous les Canadiens et Canadiennes (89 %) s’entendent pour dire qu’il est essentiel que le Canada ait une chaîne d’approvisionnement alimentaire nationale robuste afin que nous n’ayons pas à compter sur les produits provenant d’autres pays.

À cette fin, l’ATLC soutient qu’une première étape importante vers cet objectif est l’introduction d’un code de conduite pour les détaillants en alimentation.

 

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À PROPOS DE L’ASSOCIATION DES TRANSFORMATEURS LAITIERS DU CANADA
L’Association des transformateurs laitiers du Canada (ATLC) est l’association nationale de l’industrie canadienne représentant les intérêts de l’industrie canadienne de transformation laitière en matière de politique publique et de réglementation. Les membres de l’ATLC représentent certaines des marques d’aliments les plus reconnues au Canada, emploient plus de 24 500 Canadiens et Canadiennes et contribuent à hauteur de 18 milliards de dollars à l’économie nationale.

 

Méthodologie

L’enquête a été menée par Abacus Data du 23 au 29 septembre 2020 auprès de 2440 résidents canadiens, au nom de l’Association des transformateurs laitiers du Canada. Un échantillon aléatoire de participants, choisis parmi de nombreux panels en ligne sur la plate-forme d’échange Lucid, ont été invités à participer à ce sondage. Ces partenaires consistent généralement de panels d’étude avec confirmation d’adhésion qui ont été intégrés afin de gérer la possibilité de biais dans les données provenant d’une seule source.

La marge d’erreur d’un échantillonnage aléatoire de la même grandeur pour une enquête probabiliste semblable est de +/- 1,96 %, 19 fois sur 20. Les données ont été pondérées en fonction des données de recensement afin d’assurer que
l’échantillonnage reflète la population du Canada quant à l’âge, le sexe, le niveau de scolarité et la région. Les chiffres étant arrondis, les sommes peuvent ne pas faire un total de 100.