Les frais associés au simple fait de placer des produits en rayon pour les consommateurs représentent près d’un tiers du coût des dépenses de commercialisation des transformateurs laitiers. Ce qui est inquiétant, c’est que ces frais sont parfois anticipés, ne respectent pas les termes des contrats entre les détaillants et leurs fournisseurs ou sont des frais et pénalités qui sont perçus de manière arbitraire par les fournisseurs. Les coûts élevés inhérents aux relations commerciales avec les plus grands détaillants du Canada réduisent les investissements en innovation dans le secteur agroalimentaire canadien.

L’Association des transformateurs laitiers du Canada s’est jointe à d’autres organisations du secteur de l’alimentation et des boissons canadien pour demander aux gouvernements de mettre en œuvre un code de conduite pour les détaillants en alimentation et ainsi créer un environnement équilibré et concurrentiel qui profite à tous: les détaillants en alimentation, grands et petits, leurs fournisseurs, et bien sûr, les consommateurs canadiens.

Un code de conduite pour les détaillants en alimentation permettrait de réglementer la conduite des grands détaillants en alimentation du Canada, examinerait tous les frais, pénalités et déductions après-vente actuels, et protégerait les secteurs agroalimentaires du Canada.

Surtout, il s’agit de s’assurer que les décisions prises aujourd’hui ne compromettent pas la capacité du Canada de cultiver et de transformer des aliments au pays dans l’avenir.