Certains ont allégué, sans fondement, qu’un code de conduite pour les détaillants en alimentation entraînerait des factures d’épicerie plus importantes. Les preuves n’appuient pas ces affirmations. En effet, à travers les dernières années, les pays qui ont introduit un code semblable ont généralement connu une inflation alimentaire inférieure à celle du Canada. Par exemple, au cours des sept années qui se sont écoulées depuis que le Royaume-Uni a établi son code de conduite, les prix des aliments ont diminué de plus de 8 %, tandis que les prix des aliments canadiens ont augmenté de 4% au cours de la même période (lorsque ajustés en fonction de l’inflation).

En septembre 2020, l’ATLC a demandé à Abacus Data de sonder les Canadiens pour connaître leur opinion sur la situation actuelle de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Selon les résultats obtenus, il s’avère que les consommateurs canadiens pensent également que des améliorations sont nécessaires: 79 % des Canadiens estiment que le fait qu’un petit nombre de chaînes d’épiceries se font concurrence au Canada propulse les prix à l’épicerie plus hauts qu’ils ne devraient l’être et une forte majorité croit que notre chaîne d’approvisionnement nécessite une intervention. Alors, comment un code de conduite pour les détaillants en alimentation pourrait répondre aux préoccupations des Canadiens?

L’expérience d’autres pays comme le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Australie a démontré l’intérêt d’introduire des codes de conduite pour résoudre les problèmes découlant de la forte concentration du marché de l’alimentation au détail. Des codes de conduite pour les détaillants en alimentation ont permis de rééquilibrer les relations entre fournisseurs et détaillants, d’améliorer la concurrence dans le secteur de l’alimentation au détail et d’accroître la collaboration tout au long de la chaîne de valeur.