Des croustilles ou du fromage? Du lait ou une boisson gazeuse? Du yogourt ou du pudding? Si je vous demandais laquelle de ces options est la meilleure pour la santé, bien peu de gens hésiteraient à répondre. Toutefois, selon l’étiquetage sur le devant des emballages proposé par Santé Canada, la plupart des gens se tromperaient.

Que vous prépariez la boîte à lunch de votre enfant ou des collations pour vous aider à passer à travers votre journée au travail, la planification alimentaire peut être difficile. C’est pourquoi l’Association des transformateurs laitiers du Canada (ATLC) appuie les objectifs du gouvernement du Canada d’améliorer la santé globale des Canadiens et de les aider à faire de meilleurs choix alimentaires. Mais, la réglementation proposée réussira-t-elle à atteindre ces objectifs de manière efficace? Nous n’en sommes pas si sûrs.

L’ATLC est préoccupée par le fait que le programme d’étiquetage sur le devant des emballages puisse décourager les Canadiens de composer leurs boîtes à lunch avec des aliments nutritifs tout en encourageant la consommation d’aliments moins nutritifs qui peuvent être reformulés plus facilement pour ne pas avoir à porter d’étiquettes de « mise en garde. »

L’étiquetage sur le devant des emballages se concentre uniquement sur trois éléments nutritifs : le sodium, les sucres et les gras saturés. Il s’agit d’une simplification excessive de ce qui rend un produit « sain » et ne fournit pas aux Canadiens l’information dont ils ont besoin pour faire des choix alimentaires éclairés. Si la réglementation proposée sur l’étiquetage sur le devant des emballages laisse les Canadiens plus confus, c’est qu’elle aura failli à son objectif.

Des frites ou du fromage cottage? Du kéfir ou de la bière? Des biscuits ou du yogourt? La réglementation proposée sur l’étiquetage sur le devant des emballages de Santé Canada devrait appuyer le gros bon sens.